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Le rapt de Proserpine

Bernini Le rapt de Proserpine 1621 Galerie Borghese, Rome

Ma première formation, à l’université en Arts, a été en sculpture. Lorsque j’ai vu des photos et des vidéos de cette sculpture d’une parfaite beauté, j’en ai été subjugué, abasourdi, hypnotisé, ravi; j’en suis resté interloqué, sans mot. Lorsqu’on pense qu’elle date d’une autre époque, on parle ici de 1621, il y a 400 ans, exécutée par Gian Lorenzo Bernini (et possiblement ses aides apprentis, comme c’était d’usage à l’époque à l’atelier du Maître). Ce marbre est parfait, autant dans la pureté de la pierre que dans l’exécution. L’artiste a réussi à rendre la chair vivante, on peut la sentir. La cuisse est vivante, la main est d’une finesse et d’une précision avec une élégance du geste au point d’émouvoir dès qu’on y porte attention. La Beauté dans le détail.
J’ai suivi, comme tout étudiant en sculpture, des cours en atelier de pierre. C’est un matériau difficile qui demande un long apprentissage et surtout une discipline sur soi-même que je pourrais comparer à toute discipline individuelle olympique. Je n’ai eu ni le talent, ni la patience de passer par ces années pour continuer; je n’ai pas eu cette résonance avec ce matériau. J’ai préféré le bois, son odeur, ses couleurs, sa versatilité à la dureté de la pierre. Et de plus, le peintre en moi était attiré par la couleur et la transparence des matériaux contemporains, actuels, les résines, les plastiques et les acryliques. Ça c’est un autre chapitre.

Donc Bernini, Le rapt de Proserpine.

Tapez cette référence dans Google images pour la voir au complet à la Galerie Borghese à Rome.